Westland Lynx
avionslegendaires.net Westland Lynx
Fruit d’une coopération franco-britannique entre Westland et Aérospatiale au début des années 1970, le Westland Lynx est un hélicoptère biturbine polyvalent qui a marqué l’ALAT par ses performances exceptionnelles, notamment sa vitesse (détenant longtemps le record du monde avec plus de 400 km/h) et sa grande agilité. Au sein de l’armée de Terre, il a principalement servi de plateforme de lutte antichar, armé de huit missiles HOT, au sein des régiments d’hélicoptères de combat (RHC). Bien que sa silhouette soit indissociable des opérations de la Guerre Froide, il a été progressivement retiré du service au profit du Tigre, après avoir démontré sa robustesse sur des théâtres d’opérations variés comme la guerre du Golfe ou les Balkans.
Bien que partageant la même cellule, le Lynx de l’ALAT et celui de la Marine nationale étaient deux machines radicalement différentes par leur conception et leurs missions. Là où la version terrestre était un pur chasseur de chars monté sur patins, optimisé pour le vol tactique au ras du sol et armé de missiles HOT avec un viseur de toit, la version navale était un appareil de lutte anti-sous-marine doté d’un train à roues pour apponter sur les frégates. Ce dernier se distinguait visuellement par son nez proéminent logeant un radar de surface et sa capacité à emporter un sonar trempé ou des torpilles, faisant du Lynx un « tireur d’élite » pour l’armée de Terre et un « œil électronique » pour la Marine.
