AS 355 Ecureuil (douanes)

AS350 L1 ÉCUREUIL en vol en juin 1989 (photos Aérospatiale, collection Dominique ROOSENS)

Afin de conquérir le marché civil que la Gazelle, très performante mais trop  chère, ne parvenait pas à pénétrer, les bureaux d’étude de la société Aérospatiale conçoivent, au début des années 1970, un appareil de 6 places qui doit répondre à deux objectifs : baisse du coût de fabrication et simplification de la  maintenance.

Très polyvalent, l’Ecureuil connaît des utilisations très diverses, tant civiles que militaires : missions de liaison, de reconnaissance, d’observation, de transport de personnels et de VIP, évacuations sanitaires, sécurité du territoire, plate forme de prise de vue,  intervention sur les lignes à haute tension, épandage agricole, lutte contre les incendies… 

Hélicoptère simple, fiable et économique, l’Ecureuil connait un grand succès commercial, devenant l’hélicoptère  français le plus vendu au monde, avec plus de 2000 appareils de différentes versions livrés dans 64 pays.

19 février 2008 : l’Ecureuil AS 355 F1 n° 5003 se pose sur le parking du musée à l’issue de son dernier vol

Mis en service en mai 1983 à la Brigade de surveillance aérienne de Saint-Mandrier, l’exemplaire du musée est affecté à la brigade  de Hyères en 1996.   Aux cotés des vedettes rapides et des avions F-406, il complète le dispositif de surveillance des  eaux territoriales mis en place par les Douanes Françaises.  

Doté d’équipements spécifiques (treuil, flottabilité de secours, jumelles gyrostabilisées…) il assure alors des  missions de surveillance aéromaritime : détection de la pollution par hydrocarbure, contrôle des règles de la navigation ou de la pêche, guidage des vedettes garde-côtes, lutte contre les trafics de stupéfiant et les  passeurs d’immigrants, hélitreuillage d’agents des douanes à des fins de contrôle et de verbalisation,  contribution aux secours en mer… 

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