SA 330 Puma

SA330 n° 1005 F-MMDG, le premier a être affecté à l'ESAM de Bourges à la fin des années 60 (photo X, collection Marc BONAS).

Tirant un premier bilan de l’emploi des hélicoptères en Indochine et en Algérie, l’armée de Terre exprime au début des années 1960  le besoin d’un nouvel engin tactique et de transport logistique, « hélicoptère de manœuvre », capable de voler par tous temps. La société nationale Sud-Aviation répond alors à ce nouveau marché et présente au salon du Bourget de 1963, sous la forme d’une maquette à l’échelle 1, son futur hélicoptère militaire de manœuvre SA 330, surnommé à l’époque Alouette IV.

 

Entré en service en 1969, le Puma doit alors pouvoir voler à plus de 250 km/h en croisière, tenir en stationnaire à plus de 1500 m à pleine charge en atmosphère tropicale, transporter 12 hommes et leur armement, offrir une charge utile de 1200 kg, disposer de capacités tout temps et présenter une rusticité et une endurance autorisant un emploi prolongé en zone de combat.

Premier hélicoptère de transport à turbines, sa rusticité et sa fiabilité, démontrées à l’occasion d’interventions dans des conditions très difficiles, en font un hélicoptère particulièrement bien adapté à son emploi militaire.

Polyvalent, il est en effet capable de convoyer du fret, d’être utilisé comme plate forme de parachutage ou comme poste de commandement, d’effectuer des transports de charge à l’élingue, ou encore des opérations de treuillage. Pour l’appui feu, il peut également être équipe d’un canon de 20 mm en sabord droit. Les 25 hélicoptères aptes à ce montage ont pris le nom de « pirate ».

Avec près de 200 exemplaires dans l’ALAT, le Puma comptabilise plus d’1 000 000 heures de vol.

Un Puma présidentiel

Le premier SA 330 B livré à l’armée de l’Air est un modèle de très haut standing, la version personnalisée « présidence de la république » .

L’hélicoptère, stationné sur la base aérienne de Villacoublay, fut revêtu d’une singulière livrée blanche à l’éclair bleuLes portes latérales cargo furent remplacées par une porte à deux battants côté droit et une porte escalier côté gauche équipée d’une rampe escamotable qui se déploie lors de son ouverture.

L’aménagement cabine comprenait quant à lui un salon avant équipé de 4 sièges luxueux et d’une tablette rabattable entre les 2 sièges du côté droit. Des sièges « touristes » en arrière des portes latérales permettaient de disposer de 5 à 8 passagers supplémentairesAfin de rehausser la confidentialité de la cabine, le salon était également isolé par une porte accordéon placée devant l’accès au poste de pilotage et par une cloison amovible avec rideau ajustée devant les portes latérales. Chaque hublot était pourvu d’un rideau coulissant. A l’arrière, il y avait un compartiment toilette, un meuble lavabo ainsi qu’un ensemble de rangement pour les vêtements et les petits bagages. Un petit meuble en bois, dans lequel il se trouvait un petit réfrigérateur et une cafetière électrique, complétait l’installation.

Le Puma « présidence de la république » identifiable à sa livrée blanche (photo alat.fr)

De 1974 à 1992, année de leur remplacement par les Super Puma AS 332 L1 VIP, les Puma N°1257 et N°1346, baptisés respectivement Carrousel et Arc de triomphe, effectueront de nombreuses missions au profit des plus hautes autorités de l’état. Ils leur permirent de se déplacer librement et sans contrainte, dans le confort et le raffinement d’un salon privé. Ces Puma VIP seront ensuite équipés de réservoirs extérieurs pour en augmenter l’autonomie et feront le tour du monde.

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