GAZELLE
SA341 n° 1518/CXQ du 1er RHC (photo X, collection Christian MALCROS).
Née dans le cadre de la coopération franco-britannique permettant de partager les frais d’étude et de développement entre Aérospatiale et Westland, la Gazelle est développé au début des années 1970 pour succéder à l’Alouette II.
Hélicoptère léger polyvalent, il intègre plusieurs avancées technologiques majeures telles que la présence d’un rotor semi articulé, de pales en matériaux composites, ou encore d’un rotor anti-couple caréné « Fenestron« , permettant une vitesse de rotation plus importante tout en garantissant une réduction du bruit.
Reconnu pour son agilité, ses hautes performances et sa faible signature radar, cet appareil est devenu l’hélicoptère léger de référence de l’ALAT. Entrées en service à partir de 1973, ce sont près de 300 Gazelle, toutes versions confondues, qui ont équipés et équipent encore l’armée de Terre française.
Possédant de nombreux exemplaires de cet engin emblématique, le musée vous propose de le découvrir autour de 3 versions différentes.
La première est une version SA 341 « Canon », équipé d’un canon de 20 mm montée sur un affût fixe en gisement (mais orientable en site), juste au dessus du patin côté droit. Dès 1970, il est en effet apparu indispensable de pouvoir disposer d’un hélicoptère de d’appui et de protection des troupes au sol. Avec 70 lots, les premières machines ainsi armées ont été affectées au 5e RHC à partir de 1982.
La seconde est une version SA 342 M « HOT », destiné à la lutte antichar. Version amélioré de la SA 341 (moteur et fenestron retravaillé), ce modèle emporte en effet 4 missiles antichar HOT, missile à guidage optique et à vitesse subsonique. Il est également équipé de nombreux innovations technologiques de l’époque : système de pilotage automatique, système autonome de navigation sans visibilité, radar Doppler, démarreur automatique, auto-guideur infrarouge…
Le dernier engin présenté se démarque par une singularité : la présence d’ailes ! Elaboré en 1976 et dentifié par la dénomination SA 349-2 M, ce prototype à l’arrière tronqué après le Fenestron, possède deux ailes auxiliaires munies d’ailerons et d’aérofreins, dispositif qui permit d’expérimenter en 1977 le gain de portance obtenu grâce à une voilure fixe additionnelle. Il permit ainsi de recueillir de nombreuses données sur le fonctionnement aérodynamique à grande vitesse des voilures tournante, et sur l’amortissement des vibrations. A la fin des essais, le SA 349-2 fut stocké jusqu’en 1993, date à laquelle il fut offert au musée de l’ALAT de Dax.
